France – Ligue 1, OM-PSG : Neymar, un repositionnement en question

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أخر تحديث : dimanche 28 octobre 2018 - 6:34
France – Ligue 1, OM-PSG : Neymar, un repositionnement en question

Repositionné en n°10 depuis quelques semaines par Thomas Tuchel, Neymar rayonne offensivement. Mais l’équilibre défensif de l’équipe s’en ressent, surtout dans les grands matches


C’est certainement LE grand changement apporté par Thomas Tuchel depuis son arrivée sur le banc parisien. Après avoir testé Neymar en n°10 contre Angers, le 25 août (3-1), ou à Nîmes, le 1er septembre (2-4), le technicien allemand a décidé de basculer définitivement son joyau brésilien dans l’axe à la mi-temps de Rennes-PSG, fin septembre. Ses hommes sortaient alors d’une première période apathique. Et le repositionnement de l’ancien Barcelonais derrière l’attaquant, Di Maria montant alors d’un cran pour prendre le couloir gauche, a totalement changé la donne. Le jeu parisien était d’un seul coup bien plus fluide, plus tranchant. Et Neymar, auteur notamment d’une passe décisive pour Meunier, n’a pas été étranger au succès final des siens 1-3
Le natif de Mogi das Cruzes n’a, depuis, plus quitté ce nouveau poste qui lui sied plutôt bien. Il faut dire que ses prestations XXL, notamment contre l’Etoile Rouge Belgrade en C1 (6-1) ou face à Lyon (5-0), où il aurait pu signer un nombre incroyable de passes décisives si Mbappé avait été un peu plus réaliste avant son quadruplé, parlent pour lui. Moins prévisible que sur son côté gauche, où il n’avait de cesse de repiquer dans le cœur du jeu, l’ancien Barcelonais peut désormais se déplacer sur toute la largeur. Et sa faculté à se démarquer entre les lignes et à se montrer tout de suite disponible quand son équipe récupère le ballon donne à ses partenaires des solutions de passes toutes trouvées. Après, il s’occupe du reste. Que ce soit par un contrôle orienté, une feinte de corps ou un premier dribble dévastateur, il devient alors inarrêtable. C’est d’ailleurs à ce moment précis qu’il prend le plus de coups. Parce qu’une fois retourné, avec le jeu face à lui, sa vitesse, sa technique et sa vision du jeu le rendent bien souvent incontrôlable

Pour moi, ce repositionnement est une bonne chose. Pour lui, et pour l’équipe, avance Eric Rabesandratana, ancien défenseur du PSG (1997-2001). Il a plus de liberté, il peut aller un peu partout, il est plus percutant. Et quand il part de loin, qu’il est lancé et qu’il peut s’appuyer sur un joueur, il est très difficile à contrôler. Il peut alors tout faire, dribbler, passer, frapper…» Plus proche de Kylian Mbappé, il peut aussi combiner plus facilement avec lui, même si cela dessert parfois un Edinson Cavani forcément frustré. «Le problème, c’est un peu sa relation avec Cavani,confirme l’ancien capitaine parisien. Il s’appuie rarement sur lui, beaucoup plus sur Mbappé. Et Cavani doit en avoir un peu marre de voir Mbappé et Neymar avoir du crédit sans défendre alors que lui travaille pour l’équipe. Et c’est ce qui a coûté la défaite à Liverpool. Ce n’est pas que Liverpool était plus fort, juste que les trois devant jouent ensemble. A Paris, ils jouent à deux, pas à trois

Mais l’alliance des deux joueurs, au style de jeu aussi proche que complémentaire, fait malgré tout des étincelles. A eux deux, ils sont directement impliqués dans vingt-trois des trente-sept buts parisiens inscrits en Ligue 1 cette saison. Le tout en n’ayant joué que huit (Neymar) et six (Mbappé) rencontres. Le Brésilien en devient même moins individualiste que lorsqu’il se lançait dans de folles chevauchés côté gauche. Avec huit buts et déjà quatre passes décisives à son compteur en Ligue 1, Neymar semble être à l’aube d’une immense saison. Tite, son sélectionneur, ne s’y est d’ailleurs pas trompé en le repositionnant également en n°10 face à l’Arabie Saoudite, le 12 octobre en amical. Avec une victoire à la clé (2-0). Mais aussi deux passes décisives d’un certain Neymar Junior

Paul Le Guen : L’avenir me donnera peut-être tort, mais je pense que ce n’est pas un poste qui lui correspond

Reste que ce schéma tactique en 4-2-3-1 demande également une réorganisation au milieu de terrain. Sans véritable sentinelle, Verratti et Rabiot sont alors amenés à se partager le travail à la récupération. En Ligue 1, ça fonctionne. En Ligue des champions, contre les gros, c’est beaucoup plus problématique. On a pu s’en rendre compte mercredi face à Naples, où le duo a littéralement bu la tasse face à une triplette Allan-Hamsik-Ruiz bien plus disciplinée, et prête au combat. «Ce repositionnement de Neymar dans l’axe créé des possibilités offensives, mais cela engendre aussi des déséquilibres très difficiles à rattraper, estime Paul Le Guen, ancien joueur et entraîneur du PSG. Dans cette zone-là, il faut quelqu’un de suffisamment discipliné pour se replacer, pour travailler pour l’équipe. Et je ne suis pas sûr que Neymar le soit.» Ils auront beau y mettre tout leur cœur, ce qui n’est pas forcément toujours le cas, Verratti et Rabiot ne seront jamais de vrais 6, agressifs à la récupération, capables de mettre de l’impact quand il le faut. Et au très niveau, c’est tout simplement indispensable

«Quand tu as le ballon, c’est vrai que tu as deux joueurs capables de faire des choses extraordinaires. Mais quand tu ne l’as pas, c’est problématique. C’est la limite de ce système, analyse Rabesandratana. Dans les gros matches, contre les grosses équipes, si tu as deux joueurs devant qui ne font pas les efforts défensifs, tu es vite en difficulté. Si tu ne joues qu’à deux au milieu, il te faut au moins un vrai récupérateur. Un garçon comme N’Golo Kanté, qui court partout, aurait été parfait». Mais le PSG n’a pas de Kanté dans ses rangs. Que faire, alors ? «Il y a des schémas tactiques qui peuvent compenser un peu cela, en jouant par exemple à trois au milieu, affirme Le Guen. C’est une vraie réflexion que Tuchel doit avoir. A la lumière du match contre Naples, je pense qu’il va y réfléchir encore plus». Et pourquoi pas un 4-4-2 en losange, qui permettrait d’avoir une meilleure assise défensive tout en laissant sa liberté au joyau brésilien ? Le Guen n’y croit pas. «L’avenir me donnera peut-être tort, mais je pense que ce n’est pas un poste qui lui correspond. Je ne suis pas du tout convaincu». Avec deux rendez-vous cruciaux à venir, à Marseille dimanche et à Naples dans dix jours, on devrait vite être fixés

Par francefootball.fr
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