L’Afrique à vivre : Dar es Salaam, la belle côtière qui bouleverse les codes du safari.. En images

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أخر تحديث : samedi 18 août 2018 - 6:01
L’Afrique à vivre : Dar es Salaam, la belle côtière qui bouleverse les codes du safari.. En images

Mzizima, « la cité prospère » en kiswahili, s’affirme comme l’épicentre des échanges économiques dans une Tanzanie où la vie urbaine s’intensifie


Dar es Salaam mêle voyageurs affairés et globe-trotteurs bucoliques, pêcheurs sportifs et fins gourmets, accros au shopping et créateurs exigeants, cliques mondaines et nightclubbers invétérés invitant à un safari (voyage) en ville, hors des sentiers battus

Le chantier contrasté d’une cartographie en réécriture

Dar es Salaam est la ville phare d’une destination safari illustre : la Tanzanie. Étendues sur 1,590 km2, ses hautes tours lui confèrent de faux airs de Little New York. La nation swahilie y cohabite avec un melting-pot importé. Le shilling tanzanien (1 euro = 2 760 TZS) y côtoie le dollar

La large offre de transports conduit à Sinza ou Mwenge pour une approche authentique de la culture. Les bus du Dar Rapid Transit écourtent les distances pour 650 TZS. Une réglementation municipale impose la course de taxi à 5 euros minimum, et le bajaj, voiturette montée sur trois roues, coûte la moitié. L’application Uber est prisée. Le piki-piki est pour les aventureux : ces motos-taxis bon marché défient les lois de la gravité. À côté, des gargotes au toit percé ou rooftop ouvert au soleil couchant invitent à la dégustation du traditionnel ugali (pâte de farine de maïs ou de mil), avec des mishkaki (brochettes) bœuf ou poulet, du nyama choma (viande grillée), accompagnés de chapatis – crêpes indiennes – et de katchumbari (salade pimentée)…Les végétariens ne resteront pas sur leur faim, car les fruits de mer sont légion dans cette ville littorale où se pêchent l’espadon, la raie, le poulpe et les gambas

Une rue dans Dar Es Salaam. © DR

L’euphorie de l’habillement, entre marchés et centres commerciaux

Au marché de Kivukoni, les enchères fendent le petit matin. Quant à Kitumbini, il comble coquettes et élégants : on y vend khangas (pagnes tanzaniens) à la paire (entre 2 et 5 euros), wax nigériens et pagnes Congolais négociés 5 euros pièce si 10 sont achetés… une aubaine pour les mariages où l’on pare du même motif les demoiselles d’honneur

En 48 heures, les couturiers-transformistes du Dar Free Market déclinent sur mesure, dans le même batik, un ensemble pour Monsieur, une jupe à volants pour Madame

Les citadines se bousculent aux centres commerciaux de Mlimani City ou aux Shoppers Plazza

Le vintage règne sur les friperies de plein air à Kariakoo, Manzese, Posta : Timberland intactes, sac Lancaster ou jean Diesel de seconde main… mais de premier choix pour celui qui a l’œil avisé et connaît les subtilités du marchandage

Une vue de Dar Es Salaam avec son style colonial et ses tours modernes. © Frédéric COURBET-PANOS-REA

Diversité des divertissements

Blockbusters et films de Seko Shamte ou Amil Shiviji, talents prolifiques du 7e art tanzanien, sont à l’affiche des nombreux cinémas. Des vidéoclubs confidentiels projettent du Steve Kanumba, acteur de légende de Swahiliwood décédé à 27 ans

Culture de rue et rue culturelle

Ailleurs dans la ville, les marchands ambulants investissent les trottoirs, servent café local ou coco coupé à la machette ; les collectionneurs y dénichent les meilleures toiles tingatinga, les statues Makondé

Au quartier chaud de Tandale, le sol est le dancefloor qui accueille les secousses du Baikoko, du Kigodoro, lors de rassemblements que le gouvernement peine à interdire. Mais les postérieurs s’affolent encore en troupe, et on pourrait croire que les Tanzaniennes ont inventé le flashmob… Des plages dorées de Coco Beach aux sonos massives des bars de Sinza, la musique s’échappe des night-clubs pour les rues noyées des refrains d’Ali Kiba, ou du Nigérien Davido

Et lorsque l’aube sonnera la fin des pas cadencés, les fêtards se délecteront d’un bouillon à la chèvre ou d’un riz pilau épicé avec équilibre. Certains retourneront danser

*Lalie Rabeharison est productrice exécutive. Avec African Fixer Guild, elle a sillonné de nombreux pays africains en planifiant, coordonnant et sécurisant les tournages, en appui au producteur délégué

PAR LALIE RABEHARISON
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