Les États-Unis autorisent la commercialisation du premier médicament connecté

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أخر تحديث : lundi 20 novembre 2017 - 5:26
Les États-Unis autorisent la commercialisation du premier médicament connecté


Les autorités sanitaires ont autorisé la mise sur le marché d’un antipsychotique doté d’un capteur connecté, indiquant quand il est ingéré par le patient

Avaler de la technologie pour son bien. C’est ce que propose Abilify MyCite, un médicament pour les personnes souffrant de troubles bipolaires et de schizophrénie. La Food and Drug Administration (FDA) – agence américaine du médicament – vient d’autoriser la commercialisation sur le territoire américain de cette pilule connectée, dont on ignore encore le prix. Elle est le fruit d’une collaboration entre le laboratoire japonais Otsuka qui fabrique l’antipsychotique et l’entreprise californienne Proteus Digital Health, qui le transforme en médicament 2.0

Comment ça marche ? Un micro-capteur – fait de cuivre, de silicone et de magnésium – est intégré au médicament. Dès qu’il entre en contact avec des sucs gastriques, il envoie un signal électrique à un patch placé sur le corps, qui envoie lui-même la date et l’heure de la prise du médicament vers une application smartphone via un signal Bluetooth. Le sujet peut choisir jusqu’à cinq personnes à qui envoyer ces informations. « Pouvoir suivre l’ingestion de médicaments prescrits pour une maladie mentale peut être utile pour certains patients », affirme Mitchell Mathis, directeur de la division des produits psychiatriques au Centre d’évaluation et de recherche sur les médicaments de la FDA

 ?Un outil de surveillance

Si cette technologie permet une amélioration du suivi de patients et une aide au respect des prescriptions médicales, une partie du corps médical et de la justice s’inquiète du caractère intrusif et espion de cette pilule neuroleptique. « Évidemment, plusieurs problématiques éthiques se croisent », affirme Marguerite Brac de la Perrière, directrice du département santé numérique au cabinet d’avocats Alain Bensoussan, « on peut se demander s’il est acceptable qu’il y ait une telle ingérence dans l’observance d’un traitement ». Sachant en outre qu’un traitement mal pris occasionne des surcoûts majeurs aux assureurs, c’est une guerre entre libertés individuelles et impératifs collectifs qui s’engage

« La liberté individuelle prime en France. Avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) – applicable à compter du 25 mai 2018 dans tous les pays de l’UE – qui interdit formellement de communiquer les données d’un individu sans son consentement, on évite que le remboursement d’un traitement soit conditionné par la rigueur de sa prise en France », rassure l’avocate. « Sur des personnes malades, la question de la validité du consentement se pose, le sujet est-il vraiment en capacité de consentir ? » s’interroge-t-elle

Si la législation est stricte, la France a quand même son rôle à jouer en e-santé. Jusqu’alors spécialisé dans les produits pour athlètes, BodyCap, basé à Caense positionnera dès 2018 sur le marché médical, principalement à destination de l’oncologie et de l’infectiologie. « Notre offre propose un dispositif ingérable qui récolte des informations physiologiques », explique Sébastien Moussay, président de la société, « il permet de remonter les données du patient jusqu’à l’hôpital

PAR HÉLOÏSE PONS/lepoint.fr
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