Livres – Lisons enfants : l’exil raconté aux enfants.. #Images#

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أخر تحديث : samedi 24 novembre 2018 - 5:28
Livres – Lisons enfants : l’exil raconté aux enfants.. #Images#

Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil ouvre ses portes le 29 novembre. Parmi ses thèmes phares : les migrations. Nos coups de cœur


out commence par un joyeux mariage entre Darius le tailleur et Greta la couturière. Deux amoureux insouciants qui vivent à Garbo, un petit village où l’on aime par-dessus tout s’exprimer en musique. Mais un jour, la dictature s’invite. Bientôt, c’est l’escalade : interdit de jouer avec des dièses et des bémols, interdit de jouer juste, interdit de jouer avec la main droite

Une seule solution : fuir sur la mer, avec leur fils Milo et leur oncle haut en couleur, dans l’espoir de trouver un eldorado. Mais après avoir traversé les mers, ils devront réinventer leur bonheur fil à fil et avec courage… Cette histoire douce-amère d’exil et de transmission est portée par une puissante vitalité, grâce aux airs du Collectif l’Autre moitié, teintée de jazz et de musique tsigane et balkanique, sur le CD qui accompagne le livre, et dont Jean-Pierre Daroussin est le narrateur. Un conte musical lu aux couleurs de l’espoir, de l’émotion et de la fantaisie, à l’instar des illustrations signées Natali Fortier. Et cette histoire est aussi un spectacle, actuellement en tournée

Loin de Garbo, édition des Braques, 52 p., 23 euros. Un conte musical écrit par Sigrid Baffert, composé par Alexis Ciesla et illustré par Natali Fortier, interprété par Le Collectif de L’Autre moitié, raconté par Jean-Pierre Darroussin

À partir de 6 ans. Miracle à Mossoul

Habibi est le chat le plus heureux de Mossoul, qui coule des jours paisibles auprès de sa maîtresse Samarkand et de ses trois filles. Las, un jour, «  les hommes en noir  » prennent le pouvoir et obligent les jeunes filles à ne plus aller à l’école et à se couvrir de la tête aux pieds. Samarkand décide de fuir avec ses filles, mais aussi avec son chat. Par chance, leur périple les conduira jusqu’en Norvège pour une nouvelle vie. Comble de bonne fortune : Habibi, qui s’égare un temps en Grèce, sera rendu à sa maîtresse par une bonne âme qui le lui ramènera dans son pays d’exil

Une histoire un peu trop jolie ? Et pourtant, elle est vraie ! Lors d’un séjour en Irak, Élise Fontenaille a entendu parler d’une mère et ses filles ayant fui en 2015 Mossoul envahie par Daech en emportant leur chat angora. L’ayant perdu à Lesbos, elles sont reparties et se sont installées à Bergen. Et là, un jeune Allemand leur a un jour ramené… «  J’ai tout de suite pensé à en faire un album, afin de parler autrement des migrants aux enfants (et à leurs parents), d’une façon plus légère et joyeuse, moins tragique, que celle dont on a l’habitude  », explique l’auteure à la fin du livre

L’extraordinaire voyage du chat de Mossoul raconté par lui-même, Élise Fontenaille et Sandrine Thommen, Gallimard, 28 p., 13 euros

À partir de 7 ans. Au fil du temps

Un Auvergnat, un Breton, un Italien, un Flamand, tous tenaillés par le mal du pays : tels sont les habitants de la rue des Quatre-Vents en 1890. Au fil des décennies viendront une famille juive chassée par les pogroms (1900), des tirailleurs sénégalais (1915), un travailleur arménien (1925), des ouvriers marocains et portugais (1955, 1965), des boat people vietnamiens (1979), des sans-papiers guinéens (1918). Au fil des pages, la rue se métamorphose, et les illustrations éclairent élégamment le passage du temps jusque dans les détails, de réclames en boutiques nouvelles. Le texte raconte les vagues d’immigration successives, mais aussi les discriminations et les solidarités qui se mettent en place. Aussi beau que pédagogique

Rue des Quatre-Vents – Au fil des migrations, Jessie Magana et Magali Attiogbé, les éditions des éléphants, 16,50 euros

À partir de 13 ans. Un autre monde

Basile a quinze ans. Des soucis de son âge – comment parler à la jolie Lou ? –, mais aussi le poids de l’inquiétude face à son père malade, qui perd la tête. Un soir de blues, il croise un ancien camarade de classe dans une gare désaffectée. Gaëtan vit en marge, et l’initie à une réalité parallèle : celle des migrants, à travers trois jeunes en danger. Des fantômes, comme les nomme l’un des personnages : «  Ils ont plusieurs fois échappé à la mort et ils sont morts plusieurs fois. Ils ne savent plus avec certitude comment ils s’appellent, ils n’ont plus de papiers d’identité valable. Et beaucoup ne croient pas en leur existence, soit qu’ils ne les voient pas, soit qu’ils ne veulent pas les voir, et en même temps ils en ont peur, et en même temps ils croient qu’ils sont partout

Mais quand tu commences à voir les fantômes et à les connaître, tu t’attaches à eux.  » Le temps d’une nuit de peur et d’aventure, Basile va tenter de leur venir en aide – et grandir. Écrit à quatre mains par Éric Pessan et Olivier Solminihac, ce roman dresse le portrait attachant d’un héros qui se cherche et d’une humanité cabossée. Un récit ancré dans l’époque, pour dire un apprentissage universel : celui du courage

Par Sophie Pujas/lepoint.fr
Les Étrangers, Éric Pessan et Olivier Solminihac, école des loisirs, Médium, 126 p., 13 euros
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